À chaque fois, avant de quitter le rivage, familiarisez-vous avec vos signaux de détresse. Le temps est précieux en cas d’urgence, et vous ne devriez pas avoir à perdre de temps à lire des instructions. De plus, assurez-vous que tous les membres d’équipage et les passagers connaissent également l’emplacement et le mode d’emploi des signaux. Impliquez les enfants plus âgés dans cette formation. Si le capitaine est hors d’état de fonctionner, il est essentiel que les autres personnes à bord soient capables d’appeler à l’aide et d’activer les fusées de détresse.
Que faire avant d’utiliser des fusées de détresse ?
Le moyen le plus efficace et le plus fiable d’appeler à l’aide en cas d’urgence est d’émettre un signal de détresse (Mayday) à l’aide d’une radio VHF marine. Gardez votre radio réglée sur le canal 16. Sachez toujours où se trouve votre bateau et soyez prêt à indiquer le nom et la position de votre navire, la nature de votre urgence et le type d’assistance dont vous avez besoin.
En cas d’urgence :
- Assurez-vous que chaque personne à bord porte un gilet de sauvetage ou un VFI.
- Ayez des gants à portée de main pour manipuler les fusées chaudes.
- Tirez les fusées aériennes en biais, face au vent.
- Tenez les fusées allumées du côté sous le vent du bateau.
- Ne dirigez pas les fusées vers qui que ce soit et tenez-les à distance de votre corps.
- Ne paniquez pas.
Quand lancer un appel de détresse
Il est interdit d’émettre un signal de détresse radio (Mayday) à moins que votre bateau ou un passager ne soit en « danger grave ou imminent ». Voici quelques exemples : votre bateau risque de couler, votre bateau est hors de contrôle et est poussé vers les rochers, ou un passager a subi une blessure grave ou mettant sa vie en danger.
De même, les fusées de détresse ne doivent pas être tirées à moins que la situation ne soit tout aussi dangereuse. Votre radio VHF est la première ligne de défense pour signaler votre détresse à la Garde côtière canadienne, ainsi qu’à tout autre bateau à proximité. La communication entre votre bateau et la Garde côtière peut alors être suivie par les bateaux à proximité, qui pourront prendre les mesures appropriées pour vous venir en aide, si nécessaire. De plus, si la Garde côtière ne parvient pas à capter votre transmission radio VHF, ou si vous ne parvenez pas à capter sa réponse, un bateau à proximité pourra peut-être servir de relais pour établir et maintenir la communication. La VHF est donc le moyen de communication privilégié par la Garde côtière.
L’utilisation d’un téléphone portable vous permettra de communiquer directement avec les garde-côtes (*16). Cependant, l’utilisation d’un téléphone portable vous empêche de contacter tous les autres « navires de secours » à proximité qui pourraient être en mesure de vous porter assistance. UTILISEZ À LA FOIS LA VHF ET UN TÉLÉPHONE PORTABLE SI VOUS EN DISPOSEZ ! Un navire est considéré comme un « navire de secours » lorsqu’il se trouve à proximité immédiate d’un incident survenu à bord d’un autre navire, alors qu’aucune aide officielle n’est disponible. En vertu du droit maritime, les navires sont tenus de porter assistance à un navire en détresse. La seule exception est le cas où, ce faisant, le capitaine mettrait son propre navire en danger.
Dans tous les cas, que vous utilisiez la VHF ou un téléphone portable, une fois que vous avez contacté les garde-côtes, préparez-vous à leur communiquer votre position. Ils détermineront alors le délai probable avant l’arrivée des secours. Vous devez être prêt à déployer vos signaux de détresse de manière ordonnée et planifiée lorsque le bateau, l’avion ou l’hélicoptère de sauvetage est à proximité.
Quand utiliser des fusées de détresse
Les fusées de détresse ne doivent être tirées qu’après avoir aperçu ou entendu un sauveteur potentiel. Les experts recommandent, une fois qu’un aéronef ou un navire de sauvetage a été repéré, de tirer une fusée, suivie d’une deuxième dans les 10 secondes, afin de permettre aux équipes de recherche de confirmer l’observation et la direction du signal. N’oubliez pas que les missions de recherche et de sauvetage établissent souvent des schémas de recherche en grille. Cela signifie que, dans le cas d’un avion, vous pourriez voir le même appareil s’approcher de vous deux ou trois fois depuis des directions différentes. Ne gaspillez pas de fusées de détresse si l’avion est déjà passé près de vous. Emporter des fusées supplémentaires augmentera vos chances d’être repéré. C’est une bonne raison d’emporter des fusées périmées en réserve, en plus de celles qui sont obligatoires.
Pour attirer l’attention des sauveteurs, la Garde côtière canadienne recommande de tirer deux fusées de détresse, l’une dans les 10 secondes suivant l’autre, afin que les sauveteurs puissent confirmer l’observation et la direction du signal. Les fusées à parachute n’ont pas besoin d’être tirées par paires, car une seule fusée a une durée de combustion suffisante (40 secondes) pour confirmer une observation et une position. Les fusées aériennes sont visibles à une distance considérable, jusqu’à environ 50 km (27 milles marins) par bonne visibilité. Les fusées aériennes ne doivent être tirées que dans des zones dégagées afin d’éviter tout risque d’accident.
Quand utiliser les fusées de détresse à main
Les fusées de signalisation portatives sont destinées à des distances plus courtes que les fusées aériennes. Elles servent de signaux de repérage pour indiquer votre position aux sauveteurs potentiels. La portée de visibilité en surface sur l’eau est d’environ cinq à huit km (2,5 à 4,5 milles marins), selon l’élévation du navire et la hauteur des yeux. Si un navire de sauvetage se trouve à huit km (4,5 milles marins) et navigue à 20 nœuds, il lui faudra environ 15 minutes pour vous rejoindre. Vous devez donc disposer d’au moins 12 minutes de durée de combustion totale pour vos signaux à bord afin de maintenir un signal de repérage puissant jusqu’à l’arrivée des secours.
Signaux de détresse recommandés à avoir à bord
Il est obligatoire pour certains types et certaines tailles de navires d’avoir des signaux de détresse à bord. Cependant, indépendamment de la loi, il est essentiel de disposer d’un nombre suffisant de signaux de détresse du type approprié pour augmenter vos chances d’être repéré en cas d’urgence.
N’oubliez pas que l’imprévu survient souvent. Soyez prêt à faire face à des conditions nocturnes, à une visibilité réduite, etc. Cela peut impliquer d’acheter des signaux de détresse supplémentaires en plus de ceux dont la présence à bord est obligatoire.
Voici quelques suggestions pour choisir les types de signaux de détresse à emporter à bord de votre bateau :
| Type A | Type B | Type C | Type D | |
| Excursion d’une journée | • | • | • | • |
| Croisière nocturne | • | • | • |
Les quantités que vous devez emporter dépendent de la taille de votre bateau et du type de navigation que vous pratiquez. Consultez la liste des équipements obligatoires dans le Guide de sécurité nautique du Canada.
Où faut-il ranger les fusées de détresse ?
Les fusées doivent toujours être conservées au sec et au frais. Rangez-les dans un conteneur en plastique, et non dans un sac en plastique fragile. Appliquez du ruban adhésif autour du joint du conteneur et gardez-le à l’écart de toute source de chaleur ou de flamme. Les fusées doivent être rangées dans un conteneur flottant, et leur état doit être vérifié avant chaque sortie.
Les fusées doivent être facilement accessibles en cas d’urgence. Réservez un emplacement spécifique pour vos signaux de détresse, par exemple dans votre sac « prêt à emporter » avec le reste de votre équipement de survie.
Ne rangez pas vos fusées de détresse au fond d’un tiroir ou d’un casier.
Utilisation des fusées de détresse
Lancez les signaux aériens dans le sens du vent, à un angle compris entre 45° et 90° selon la vitesse du vent. Optez pour des angles plus faibles lorsque le vent souffle fort. Tenez les signaux de détresse portatifs par-dessus le bord du navire et lancez-les sous le vent. Soyez conscient des dangers potentiels liés aux fusées éclairantes. Gardez-les hors de portée des enfants ; ce ne sont pas des jouets. Ne les dirigez jamais vers une personne ou une structure. Éloignez vos mains de l’extrémité enflammée du signal. Détournez le regard lorsque vous allumez ou lancez un signal. Sachez qu’il peut y avoir un léger délai avant l’activation du signal ; continuez donc à le tenir dans la position appropriée jusqu’à ce que vous soyez certain qu’il ne fonctionnera pas. S’il est défectueux, jetez-le à l’eau. Tenez compte du recul et du bruit des types A et B, et du fait que les types C et D peuvent projeter des particules. Veillez à les tenir par-dessus le bord du bateau.
Il est judicieux de conserver vos fusées jusqu’à ce que vous soyez raisonnablement sûr qu’un sauveteur a repéré votre bateau. Attendez de voir ou d’entendre un navire ou un aéronef avant d’utiliser vos signaux « à usage unique ».
Restez toujours près de votre bateau tant que cela ne présente aucun danger. Vos chances d’être secouru sont considérablement accrues, car votre bateau sera beaucoup plus facile à repérer qu’une personne dans l’eau.
Les signaux maritimes approuvés par la Garde côtière canadienne améliorent vos chances d’être secouru, mais tout ce qui fonctionne est bon à prendre. Faites preuve de bon sens !
- Criez.
- Agitez les bras.
- Allumez vos feux de navigation.
- Agitez un morceau de tissue.
- Utilisez votre pare-brise comme miroir.
- Utilisez votre lampe de poche.
- Utilisez tout ce qui est à votre disposition pour attirer l’attention.
- Surtout, ne paniquez pas.
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